Liste d'Union pour le Développement des Réalisations Economiques et Sociales

Le PLU : un outil d’aménagement et de développement durable

 


(photo aérienne de 1946)

 I) le PLU est le seul outil pour une valorisation des coteaux !

Au-delà des polémiques partisanes et des aspirations politiciennes d’une opposition en mal de projet, le PLU est le document juridique le plus sérieux pour une vraie valorisation et la protection de coteaux !

 lutter contre l’anarchie

la municipalité a réussi à maîtriser l’urbanisme depuis 40 ans grâce, entre autres au POS, en construisant des ensembles cohérents à visage humain, dotés d’espaces verts et en évitant le mitage qui a défiguré les coteaux de certaines villes proches (Malzéville).

Le processus du mitage est simple et connu : la construction d’une cabane de jardin sans autorisation, qui à force d’agrandissements se transforme en habitation. On dénombre déjà 45  « bidonvilles » de ce type sur les coteaux de Ludres.

Par ailleurs force est de constater que de nombreux propriétaires de parcelles ne cultivent plus et n’entretiennent plus comme dans le passé leurs terrains sur les coteaux et la friche gagne avec ses nuisances.Et ses conséquences comme la présence de hardes de sangliers qui finissent par se retrouver dans le village comme en 2005 !

Nous n’accepterons jamais une défiguration des coteaux et, le POS comme le PLU nous donnent des outils pour lutter contre l’anarchie et la friche.

 Des réserves foncières pour maîtriser l’urbanisme

Afin de pouvoir maîtriser l’urbanisme et éviter des constructions anarchiques sur les coteaux, la commune a acheté systématiquement les parcelles libres pour les mettre en réserve et les entretenir ; cela signifie que rien ne peut se faire sans son accord sur les coteaux.

De même la Municipalité a su imposer dans un document annexe au POS, l’obligation pour tous les promoteurs d’acquérir la totalité de l'ensemble à urbaniser et de construire sur la moitié seulement de la surface ; la moitié non construite étant réservée pour des espaces verts entretenus par la commune. Il s’agit la d’une exception au niveau national qui permet aussi de garantir les droits des propriétaires de parcelles constructibles et inconstructibles.

 Une « machine » à espaces verts !

Non seulement le PLU réduit les surfaces constructibles du POS à hauteur de 30%, non seulement il gèle définitivement de vastes surfaces des coteaux ainsi que la couronne de forêt mais il permet encore de maintenir la règle des 50% d’espaces verts pour chaque projet de construction. On peut donc souligner qu’avec le PLU la construction d’espaces verts est une composante intégrale de la construction de logements.

 Tenir compte des droits des propriétaires

Il importe d’assurer l’équité pour les propriétaires de parcelles anciens et futur habitants ; c’est la responsabilité de la commune d’assurer cette équité comme elle l’a toujours mise en œuvre : entre propriétaires de parcelles constructibles et inconstructibles où comme ce fut le cas pour les habitants de certains lotissements qui ont été menacés un temps par les même polémistes.

II) alors pourquoi construire sur les zones 3NA ?

Ludres est riche de ses équipements, il est certain que la qualité de la ville dans la commune dépend en grande partie de ce que nous avons construit depuis 40 ans !

 Or, comme dans toute l’agglomération, la population stagne et son vieillissement se fait déjà sentir.

Considérons les événements des derniers temps, qui nous renseignent sur les conséquences de l’état de la population : l’école Charcot a fermée en 2006, cette année c’est au tour d’une classe de primaire, et une nouvelle classe de maternelle est menacée.

Le collège pour lequel population et municipalité ont lutté pendant 20 ans avant d’être entendu par le rectorat peut également fermer  si l’on ne lutte pas contre le vieillissement de la population en maintenant le programme de constructions prévu depuis,l’origine. On connaît les conséquences que les enfants de Ludres ont connu auparavant, à savoir un éparpillement dans différents établissements de l’agglomération et des conséquences négatives sur leur scolarité. L’effectif des enfants de Ludres est actuellement de 356 élèves pour un collège  600, il était de 490 il y a seulement 7 ans. Le reste des effectifs est constitué par des enfants de Fléville et d’autres communes dont le maintien à Ludres n ’est pas garanti ; des regroupements vers d’autres collèges sont possibles. L’Agence de Développement et d’Urbanisme de l’Aire urbaine de Nancy a extrapolé des tendances actuelles de l’évolution de la population de Ludres : ce sont 222 habitants de moins que Ludres comptera en 2020 soit 6599, le même niveau que dans les années 1990 avec un vieillissement accru.

Mais le collège n’est pas le seul établissement qui serait menacé : les commerces, le centre commercial, les cabinets de santé et tout ce qui représente également une fonction sociale indispensable 

On le voit, un apport de population nouvelle est vital et urgent et cela , sans compter les exigences de la loi SRU en matière de logements sociaux. La superficie de Ludres est trop limitée pour ne pas utiliser, avec mesure, respect et maîtrise, les parcelles constructibles depuis 1978 au POS.  

Comme la municipalité l’a toujours prouvé avec sa volonté d’apporter « la campagne dans la ville », les habitants qui tiennent véritablement aux coteaux, sans parti pris politicien, doivent considérés le PLU comme un bon outil de développement durable.

Il faut que les habitants de la Jaufaite , de Fontenelle et d’autres lotissements sachent que ce sont toujours les mêmes arguments que certains ont opposé à la réalisation de leurs logements à l’époque ;  mais sûre de son bon droit, de son expérience et de la légitimité de sa lutte pour l’homme et l’environnement, la municipalité à tenu bon. Hélas comme s’est trop souvent le cas, ce sont les personnes extérieures à la commune qui apprécient le plus la qualité de vie à Ludres.

On peut s’étonner des réactions contre le PLU alors même que le POS est plus ambitieux et reste juridiquement opposable à tous. Il faut souligner qu'avec le PLU, il n'est pas question de décider d'une construction quelconque sur les coteaux mais de définir ce qui est permis ou interdit. C'est le rôle du PLU qui met encore en réduction les plans prévus depuis 1963.. Par ailleurs comment justifier de telles attaques alors que la grande majorité des délibérations du conseil municipal sur le POS ont été voté à l’unanimité.  

Vote des délibérations pour le POS :

Approbation par le Préfet du Plan d’Urbanisme directeur le 24 février 1971.

C.M. du 2 septembre 1971 : Demande de transformation du plan d’urbanisme directeur en POS. Prescription du Préfet le 12/11/1971.

CM du 9 Novembre 1978 : Décision de construire sur les coteaux ; vote : 10 pour, 6 contre, 1 abstention.

6 Décembre 1978 : Publication du POS ; vote : approbation à l’unanimité 

C.M. du 20 octobre 1980 : Approbation du projet de POS ; vote à l’unanimité. 

C.M. du 16 décembre1980 : Modification du POS votée à l’unanimité. 

C.M. du 20 décembre1982 : Modification POS après avis du District. Vote à l’unanimité. 

C.M. du 23/10/1984 : Modification du POS à l’unanimité. 

C.M. du 16/3/1987 : Approbation de la modification du POS : 20 voix pour, 4 contre .

C.M. du 17/10/1988 : Approbation de la révision du POS à l’unanimité. 

C.M. du 26/11/1990 :Approbation de la modification du POS à l’unanimité : 25 voix pour et 4 abstentions .

C.M. du 22/6/1992 : Approbation de la modification du POS à l’unanimité. 

C.M. du 28/4/1997 :Avis favorable à l’unanimité sur la modification du POS.  

 

Ce n’est pas la protection des coteaux qui motive ces attaques contre le PLU mais l’approche des élections. Il est toujours bien plus facile de critiquer que de construire !

 

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