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I)
le PLU est le seul outil pour une valorisation des coteaux !
Au-delà
des polémiques partisanes et des aspirations politiciennes d’une
opposition en mal de projet, le PLU est le document juridique le
plus sérieux pour une vraie valorisation et la protection de
coteaux !
lutter
contre l’anarchie
la
municipalité a réussi à maîtriser
l’urbanisme depuis 40 ans grâce, entre autres au POS, en
construisant des ensembles cohérents à visage humain,
dotés d’espaces verts et en évitant le mitage qui a
défiguré les coteaux de certaines villes proches
(Malzéville).
Le
processus du mitage est simple et connu : la construction
d’une cabane de jardin sans autorisation, qui à force
d’agrandissements se transforme en habitation. On dénombre déjà
45 « bidonvilles » de ce type sur les coteaux de
Ludres.
Par
ailleurs force est de constater que de nombreux propriétaires de
parcelles ne cultivent plus et n’entretiennent plus comme dans le
passé leurs terrains sur les coteaux et la friche gagne avec ses
nuisances.Et ses conséquences comme la présence de hardes de sangliers qui
finissent par se retrouver dans le village comme en 2005 !
Nous
n’accepterons jamais une défiguration des coteaux et, le POS
comme le PLU nous donnent des outils pour lutter contre l’anarchie
et la friche.
Des
réserves foncières pour maîtriser l’urbanisme
Afin
de pouvoir maîtriser l’urbanisme et éviter des constructions
anarchiques sur les coteaux, la commune a acheté systématiquement
les parcelles libres pour les mettre en réserve et les entretenir ;
cela signifie que rien ne peut se faire sans son accord sur les
coteaux.
De
même
la Municipalité
a su imposer dans un document annexe au POS, l’obligation pour
tous les promoteurs d’acquérir la totalité de l'ensemble à
urbaniser et de construire sur la moitié seulement de la surface ;
la moitié non construite étant réservée pour des espaces verts
entretenus par la commune. Il s’agit la d’une exception au
niveau national qui permet aussi de garantir les droits des propriétaires
de parcelles constructibles et inconstructibles.
Une
« machine » à espaces verts !
Non
seulement le PLU réduit les surfaces constructibles du POS à
hauteur de 30%, non seulement il gèle définitivement de vastes
surfaces des coteaux ainsi que la couronne de forêt mais il permet
encore de maintenir la règle des 50% d’espaces verts pour chaque
projet de construction. On peut donc souligner qu’avec le PLU la
construction d’espaces verts est une composante intégrale de la
construction de logements.
Tenir
compte des droits des propriétaires
Il
importe d’assurer l’équité pour les propriétaires de
parcelles anciens et futur habitants ; c’est la responsabilité
de la commune d’assurer cette équité comme elle l’a toujours
mise en œuvre : entre propriétaires de parcelles
constructibles et inconstructibles où comme ce fut le cas pour les
habitants de certains lotissements qui ont été menacés un temps
par les même polémistes.
II)
alors pourquoi construire sur les zones 3NA ?
Ludres
est riche de ses équipements, il est certain que la qualité de la
ville dans la commune dépend en grande partie de ce que nous avons
construit depuis 40 ans !
Or,
comme dans toute l’agglomération, la
population stagne et son vieillissement se fait déjà sentir.
Considérons
les événements des derniers temps, qui nous renseignent sur les
conséquences de l’état de la population : l’école
Charcot a fermée en 2006, cette année c’est au tour d’une
classe de primaire, et une nouvelle classe de maternelle est menacée.
Le
collège pour lequel population et municipalité ont lutté pendant
20 ans avant d’être entendu par le rectorat peut également
fermer si l’on ne lutte pas contre le vieillissement de la
population en maintenant le programme de constructions prévu
depuis,l’origine. On connaît les conséquences que les enfants de
Ludres ont connu auparavant, à savoir un éparpillement dans différents
établissements de l’agglomération et des conséquences négatives
sur leur scolarité. L’effectif des enfants de Ludres est
actuellement de 356 élèves pour un collège
600, il était de 490 il y a seulement 7 ans. Le reste des
effectifs est constitué par des enfants de Fléville et d’autres
communes dont le maintien à
Ludres n
’est pas garanti ; des regroupements vers d’autres collèges
sont possibles. L’Agence de Développement et d’Urbanisme de
l’Aire urbaine de Nancy a extrapolé des tendances actuelles de
l’évolution de la population de Ludres : ce sont 222
habitants de moins que Ludres comptera en 2020 soit 6599, le même
niveau que dans les années 1990 avec un vieillissement accru.
Mais
le collège n’est pas le seul établissement qui serait menacé :
les commerces, le centre commercial, les cabinets de santé et tout
ce qui représente également une fonction sociale indispensable
On le voit,
un apport de population nouvelle est vital et urgent et cela
, sans compter les exigences de
la loi SRU en matière de logements sociaux. La
superficie de Ludres est trop limitée pour ne pas utiliser, avec
mesure, respect et maîtrise, les parcelles constructibles depuis
1978 au POS.
Comme
la municipalité l’a toujours prouvé avec sa volonté
d’apporter « la campagne dans la ville », les
habitants qui tiennent véritablement aux coteaux, sans parti pris
politicien, doivent considérés le PLU comme un bon outil de développement
durable.
Il faut que
les habitants de
la Jaufaite
, de Fontenelle et d’autres lotissements sachent que ce sont
toujours les mêmes arguments que certains ont opposé à la réalisation
de leurs logements à l’époque ; mais sûre de son bon droit, de
son expérience et de la légitimité de sa lutte pour l’homme et
l’environnement, la municipalité à tenu bon. Hélas comme
s’est trop souvent le cas, ce sont les personnes extérieures à
la commune qui apprécient le plus la qualité de vie à Ludres.
On peut
s’étonner des réactions contre le PLU alors même que le POS est
plus ambitieux et reste juridiquement opposable à tous. Il faut
souligner qu'avec le PLU, il n'est pas question de décider d'une
construction quelconque sur les coteaux mais de définir ce qui est
permis ou interdit.
C'est le rôle du PLU qui met encore en réduction les plans prévus
depuis 1963..
Par
ailleurs comment justifier de telles attaques alors que la grande
majorité des délibérations du conseil municipal sur le POS ont été
voté à l’unanimité.
Vote
des délibérations pour le POS :
Approbation
par le Préfet du Plan d’Urbanisme directeur le 24 février 1971.
C.M.
du 2 septembre 1971 : Demande de transformation du plan
d’urbanisme directeur en POS. Prescription du Préfet le
12/11/1971.
CM
du 9 Novembre 1978 : Décision de construire sur les coteaux ;
vote : 10 pour, 6 contre, 1 abstention.
6
Décembre 1978 : Publication du POS ; vote :
approbation à l’unanimité
C.M.
du 20 octobre 1980 : Approbation du projet de POS ; vote
à l’unanimité.
C.M.
du 16 décembre1980 : Modification du POS votée à
l’unanimité.
C.M.
du 20 décembre1982 : Modification POS après avis du District.
Vote à l’unanimité.
C.M.
du 23/10/1984 : Modification du POS à l’unanimité.
C.M.
du 16/3/1987 : Approbation de la modification du POS :
20 voix pour, 4 contre .
C.M.
du 17/10/1988 : Approbation de la révision du POS à
l’unanimité.
C.M.
du 26/11/1990 :Approbation de la modification du POS à
l’unanimité : 25 voix pour et 4 abstentions .
C.M.
du 22/6/1992 : Approbation de la modification du POS à
l’unanimité.
C.M.
du 28/4/1997 :Avis favorable à l’unanimité sur la
modification du POS.
Ce
n’est pas la protection des coteaux qui motive ces attaques contre
le PLU mais l’approche des élections. Il est toujours bien plus
facile de critiquer que de construire !
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